État du sentier de Preikestolen après la pluie
À quoi ressemble le sentier de Preikestolen après la pluie ?
Après la pluie, les dalles de granit près du plateau deviennent glissantes et les passages en caillebotis peuvent se remplir d'eau, tandis que les tronçons bas restent boueux un jour ou deux. Le sentier reste ouvert et bien balisé, mais attendez-vous à une randonnée plus lente et plus prudente qu'en conditions sèches.
À quoi ressemble vraiment un sentier mouillé vers Preikestolen
Le Rogaland reçoit environ 1 180 à 1 250 mm de pluie par an, ce qui veut dire que le sentier de Preikestolen passe une part non négligeable de chaque mois humide à un endroit ou un autre. Notre guide sur la randonnée à Preikestolen sous la pluie couvre ce qu’il faut porter et emporter pendant qu’une averse tombe réellement sur vous. Cette page prend le relais : à quoi ressemble le terrain lui-même une fois la pluie arrêtée, parfois depuis des heures, parfois encore présente depuis la veille.
En résumé, le sentier ne se comporte jamais tout à fait de la même façon. Un itinéraire qui donnait l’impression d’une marche assurée et rapide par un après-midi sec d’août peut se transformer en une randonnée franchement différente après une nuit humide d’octobre, avec la même distance et le même dénivelé, mais un rythme nettement plus lent et plus prudent nécessaire pour le parcourir en sécurité.
Pourquoi ce sentier réagit ainsi à la pluie
Le chemin qui monte vers le plateau au-dessus du Lysefjord alterne entre trois types de surface, et chacune réagit différemment à l’humidité.
Les dalles de granit nu. De longs tronçons du parcours traversent de la roche exposée plutôt qu’un sentier de terre. Le granit n’est pas intrinsèquement traître, mais des décennies de bottes passant sur les mêmes lignes ont poli certaines sections, et la roche lisse mouillée offre bien moins d’adhérence que la pierre plus rugueuse à proximité. L’eau ne pénètre pas le granit comme elle le ferait dans un sol, si bien qu’une averse laisse un fin film sur la surface même où l’on marche, au lieu de s’écouler.
Les passages en caillebotis et planches de bois. Plusieurs des tronçons les plus humides ou marécageux ont été équipés de passerelles en bois pour éloigner les randonneurs du sol saturé. Ces planches représentent une réelle amélioration par rapport à la boue en dessous, mais le bois mouillé comporte son propre risque de glissade, surtout là où les planches se sont polies avec l’usure ou lorsque la rosée du matin et la pluie se combinent avant que le soleil n’ait eu le temps de sécher la surface.
Le terrain bas entre les affleurements rocheux. Le sentier traverse plusieurs légères dépressions où le sol, plutôt que la roche, forme la surface de marche. Ce sont les sections qui se transforment en boue après une pluie soutenue, car elles collectent le ruissellement du terrain plus élevé et rocheux alentour au lieu de l’évacuer.
Rien de tout cela ne rend le sentier infranchissable. C’est un itinéraire bien balisé et très fréquenté, parcouru par environ 300 000 personnes par an, et la Norwegian Trekking Association ainsi que les équipes locales l’entretiennent activement. Mais « entretenu » et « uniformément sec » sont deux choses différentes, et traiter le sentier comme s’il se comportait de façon identique par tous les temps expose les randonneurs à une journée plus difficile que prévu.
Lire le sentier selon la pluie récente
L’état du sentier dépend moins de la pluie qui tombe à l’instant présent que de la quantité tombée durant le jour ou les deux jours précédents, et du temps dont le soleil et le vent ont disposé pour agir depuis.
| Météo récente | À quoi s’attendre sous les pieds | Impact réaliste sur le rythme |
|---|---|---|
| Sec depuis 2+ jours, pas de pluie prévue | Roche et terre fermes partout, seuls les tronçons ombragés éventuellement humides | Aller-retour standard de 4 à 5 heures |
| Petite averse dans les dernières heures | Roche humide mais pas glissante, caillebotis qui commencent à sécher | Léger ralentissement, prudence accrue sur les dalles |
| Forte pluie durant la nuit, matinée dégagée | Granit glissant dans les zones ombragées, un peu d’eau stagnante sur les caillebotis, points bas boueux | Nettement plus lent, prévoir 30 à 60 minutes de plus |
| Pluie soutenue sur 2+ jours | Boue persistante dans les sections basses, roche mouillée partout, visibilité parfois réduite | Envisager de reporter si peu expérimenté |
| Pluie tombant activement | Tout ce qui précède, plus une adhérence réduite due à l’équipement mouillé et aux mains froides | Voir notre guide séparé sur la randonnée sous la pluie active |
Ce tableau reste indicatif plutôt qu’une formule exacte : le vent compte autant que le soleil pour sécher le granit exposé, et une matinée venteuse après la pluie assèche souvent la roche plus vite qu’une matinée calme et couverte. L’idée du tableau est simplement que « il a plu » n’est pas une condition unique ; c’est une plage, et l’extrémité haute de cette plage (plusieurs jours humides consécutifs) correspond à une randonnée franchement différente de l’extrémité basse (une averse passagère la veille au soir).
Les sections que les randonneurs signalent comme les pires
En discutant avec les gens qui redescendent du sentier après du mauvais temps, on retrouve toujours les mêmes points sensibles.
Le tronçon central de roche exposée, avant que le sentier ne s’aplanisse vers l’approche finale, a tendance à retenir l’eau dans de faibles dépressions creusées dans le granit par des années de passage. Elles se remplissent pendant la pluie et restent glissantes un moment après, car elles se trouvent partiellement à l’ombre une bonne partie de la journée.
L’approche finale vers le plateau lui-même, là où le sentier se resserre et traverse une roche plus lisse près du vide, est l’endroit où la prudence supplémentaire compte le plus. Ce n’est pas que cette section soit objectivement plus raide que ce qui précède, mais qu’une glissade y offre moins de marge, et la roche mouillée est justement l’endroit où un pas normalement assuré peut mal tourner. C’est aussi le tronçon le plus proche du bord de la falaise elle-même — Preikestolen n’a aucune barrière au niveau du vide, et ce fait compte encore plus, pas moins, lorsque la roche sous les pieds est mouillée.
Les creux marécageux plus bas, en particulier ceux proches du point de départ du fjellstue de Preikestolen où le chemin traverse un terrain plus plat, sont là où la boue plutôt que la roche glissante devient le principal problème. Ces sections présentent rarement un risque de chute comparable à celui du granit exposé plus haut, mais c’est là que les chaussures et les bas de pantalon ramassent le plus de boue, et où un pas mal jugé peut se traduire par une flaque jusqu’à la cheville plutôt que par un arrêt photo pittoresque.
La descente, là où la plupart des gens remarquent la différence
Les randonneurs signalent systématiquement que les conditions humides comptent davantage à la descente qu’à la montée. Grimper sur une roche humide reste gérable car le poids du corps et l’élan se dirigent vers la pente ; descendre, surtout sur du granit lisse ou usé, sollicite davantage les chevilles, les genoux et l’adhérence, car une glissade a tendance à se produire vers l’avant et vers le bas plutôt que d’être rattrapée par le pas suivant.
Cela vaut la peine d’être anticipé plutôt que découvert en cours de descente. Prévoir du temps supplémentaire pour la descente après la pluie, plutôt que de supposer que le retour aura le même rythme que la montée, est l’un des moyens les plus simples d’éviter qu’une randonnée par temps humide ne devienne précipitée ou stressante vers la fin.
Ce qui aide vraiment sur un sentier mouillé
Les chaussures font ici plus de différence que presque tout le reste de l’équipement. Des bottes ou chaussures de randonnée à crampons profonds et agressifs accrochent nettement mieux le granit mouillé que des semelles usées ou tout ce qui se rapproche d’une basket de ville, et la différence se remarque surtout sur les sections de roche les plus lisses et polies plutôt que sur la pierre plus rugueuse à proximité. Les bâtons de marche aident sur les tronçons bas boueux et sur la descente en général, en offrant un point d’appui supplémentaire précisément là où les appuis deviennent moins prévisibles.
Le rythme compte plus que le matériel. Ralentir sur les sections glissantes, poser chaque pied de façon délibérée plutôt que de marcher au rythme d’une journée sèche, contribue davantage à la marge de sécurité que n’importe quel équipement isolé. Les randonneurs qui traitent un sentier après la pluie comme un sentier sec, simplement parce que le ciel s’est dégagé, sont ceux qui ont tendance à glisser.
Pour ceux qui préféreraient ne pas avoir à lire eux-mêmes l’état du sentier en temps réel, partir avec un guide local retire entièrement ce jugement de leurs mains.
une randonnée guidée locale autour de Preikestolen
met devant vous quelqu’un qui connaît quotidiennement les conditions actuelles, ce qui compte davantage après la pluie que par temps sec et prévisible. Si vous préférez d’abord voir le plateau depuis l’eau et décider ensuite pour le sentier, une
excursion en bateau vers Preikestolen depuis Forsand
vous donne un aperçu de la falaise et du fjord en dessous sans vous engager dans la montée.
Et pour une journée complète construite autour d’une ascension guidée plutôt qu’une tentative en solo, une
randonnée guidée jusqu’à Pulpit Rock avec un guide local
vaut la peine d’être envisagée spécifiquement les jours où les prévisions annoncent de la pluie.
Programmer une randonnée en fonction de la pluie récente
Vérifier les prévisions pour le jour même de la randonnée ne donne que la moitié du tableau ; le chiffre le plus utile est la quantité de pluie tombée durant les 24 à 48 heures précédentes. Un matin sec après deux jours humides n’est pas le même sentier qu’un matin sec après deux jours secs, même si les deux affichent des conditions identiques sur l’application météo.
Notre guide pour éviter les heures les plus fréquentées sur le sentier et celui sur la durée réelle de la randonnée supposent tous deux des conditions à peu près sèches comme référence. Après la pluie, ajoutez du temps plutôt que d’en retrancher, et considérez l’estimation standard de quatre à cinq heures comme un minimum plutôt qu’un objectif.
Pour les visiteurs sans véhicule personnel, la navette de Preikestolen circule selon un horaire fixe quel que soit le temps, ce qui vaut la peine d’être pris en compte si un sentier mouillé ralentit votre rythme au point d’affecter une correspondance de retour. Quiconque hésite entre conduire jusqu’au point de départ ou venir sans voiture devrait aussi noter que le parking lui-même est payant, séparément du sentier et du plateau qui restent gratuits.
La pluie ne signifie pas que le sentier est hors limites
Rien de tout cela ne vise à dissuader quiconque de partir vers Preikestolen par temps imparfait. Vu les totaux de précipitations du Rogaland, exiger un sentier parfaitement sec écarterait une large part de l’année, et de nombreux randonneurs expérimentés considèrent qu’un sentier plus calme et humide, avec des nuages spectaculaires au-dessus du Lysefjord, vaut bien un rythme plus lent. Le musée norvégien du pétrole et d’autres options intérieures à proximité restent une solution de repli raisonnable pour les jours où les prévisions ne coopèrent vraiment pas, mais une seule nuit humide écarte rarement la randonnée elle-même.
L’essentiel est d’ajuster ses attentes aux conditions réelles plutôt qu’à une vague supposition que « le sentier va bien ». L’erreur à éviter est de considérer Preikestolen comme uniformément facile en toute saison et par tous les temps, alors qu’en pratique sa difficulté varie fortement selon la récence et l’intensité des pluies. Un sentier qui est une marche vive et assurée sous le soleil d’août peut devenir une entreprise prudente, bâtons en main, avec une heure de plus après deux jours de pluie d’automne, et planifier pour la version du sentier que vous êtes réellement susceptible de rencontrer, plutôt que celle de la brochure, est ce qui garde une randonnée par temps humide agréable plutôt que stressante.
Pour ceux qui préféreraient encore ne prendre aucun risque sur les conditions, une
randonnée guidée menée par quelqu’un qui suit l’état actuel du sentier
supprime toute incertitude, particulièrement utile en intersaison lorsque pluie et froid se combinent. Il vaut aussi la peine de lire notre itinéraire anti-pluie à Stavanger plus large si les prévisions pour tout votre séjour, pas seulement le jour de la randonnée, semblent incertaines, ainsi que notre comparaison entre la croisière dans le fjord et la randonnée elle-même si les conditions humides du sentier vous font envisager une alternative à la montée.
Ceux qui organisent un séjour plus long dans la région devraient aussi consulter notre itinéraire de deux jours à Stavanger et Preikestolen, qui prévoit une journée tampon précisément pour ce genre de météo, ainsi que nos conseils généraux de matériel pour l’équipement de randonnée adapté au climat du Rogaland.
Preikestolen après la pluie : questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour que le sentier de Preikestolen sèche après la pluie ?
Les sections de granit exposées sèchent souvent en quelques heures de soleil et de vent, mais les tronçons ombragés, bas et les passages en caillebotis peuvent rester humides ou boueux pendant un à deux jours, surtout après une longue période de pluie plutôt qu’une simple averse.
Quelles sections du sentier deviennent les pires après la pluie ?
Les dalles de roche nue du tiers central du parcours et l’approche finale vers le plateau sont les sections que les randonneurs signalent comme les plus glissantes, car l’eau stagne sur le granit lisse au lieu de s’écouler. Les creux entre les affleurements rocheux sont là où la boue s’accumule.
Le granit près du plateau est-il dangereux mouillé ?
Il devient nettement plus glissant, en particulier là où la roche a été polie par des décennies de passages. Il n’y a ni corde ni garde-corps, donc une glissade près du bord a de réelles conséquences, et les randonneurs doivent ralentir et tester leurs appuis plutôt que marcher au rythme d’une journée sèche.
Faut-il annuler une randonnée à Preikestolen s’il a plu la veille au soir ?
Pas nécessairement. Une simple averse en soirée suivie d’un matin sec et venté ne laisse souvent le sentier que brièvement glissant dans les zones ombragées. Une annulation se justifie davantage après plusieurs jours de pluie soutenue, quand la boue s’est accumulée et que la roche n’a pas eu le temps de sécher entre les averses.
Faut-il des chaussures différentes pour un sentier mouillé ?
Oui. Des chaussures ou bottes de randonnée à semelles crantées et accrocheuses font une réelle différence sur du granit mouillé, tandis que des baskets à semelle lisse ou des sandales deviennent vraiment risquées. Les bâtons de marche aident aussi sur les tronçons bas plus boueux, où le terrain peut être inégal sous le pied.
Le sentier est-il parfois fermé à cause de la pluie ?
La pluie seule ferme rarement le sentier de Preikestolen, car c’est un itinéraire balisé et entretenu, pas une ascension technique. Les fermetures sont bien plus liées à la glace et à la neige hivernales qu’à la pluie, même si le personnel du point de départ peut conseiller la prudence ou déconseiller le sentier aux randonneurs moins expérimentés lors de fortes pluies prolongées.
La pluie affecte-t-elle plus la descente que la montée ?
De nombreux randonneurs trouvent la descente plus difficile par temps humide, car descendre sur roche glissante sollicite davantage les chevilles et les genoux et rend la stabilité du pied plus importante. La montée demande surtout du rythme et de l’endurance ; c’est à la descente que les glissades sont le plus souvent signalées.
Comment l’état du sentier diffère-t-il entre la pluie de printemps et d’automne ?
La pluie d’automne tombe généralement sur un sol déjà saturé après un été humide dans le Rogaland, si bien que la boue s’accumule plus vite et met plus de temps à se raffermir. La pluie de printemps suit souvent un sol hivernal plus sec, donc les flaques et la boue peuvent disparaître plus rapidement dès le retour d’une période sèche.
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